Etre dans le cercle
la société idéale est non pas pyramidale, mais en cercle.
Les peuples anciens l’avait compris.
Dans un cercle, quand une personne arrive, le cercle grandit et permet au nouveau venu de s’intégrer.
Une personne part, le cercle se « réduit » pour combler le vide.
Chacun a une place dans un cercle et cette place peut changer, évolue
Toute personne peut prendre le lead
Dans un cercle, la parole est à tous. Personne n’est le “chef” attitré du groupe.
Mais chacun, en fonction de ses compétences peut avoir le lead pour piloter une opération, représenter le groupe ou agir au nom de tous.
Par exemple celui qui connaît la culture aura le lead pour mettre en place et suivre des espaces de jardinage.
Celui qui sait bâtir, construire, aura le lead quand il y aura une construction à faire.
Celui qui est “papier” aura le lead pour gérer des tâches plus administratives.
Et celui qui prend le lead à un moment peut à un autre être “ouvrier”. Il n’y a pas de place attitrée ou définitive.
Et dans le cercle il y aura un “guérisseur”, un homme ou femme Médecine, un Chaman.
Les cercles d’aujourd’hui se construisent souvent autour de guérisseurs
Dans le passé, le guérisseur était le membre d’une communauté qui apportait son savoir, mettait ses connaissances à la disposition de tous et en retour, la communauté l’aidait à vivre.
Aujourd’hui, la communauté est plus diffuse. Elle n’est plus autour, physiquement parlant, du guérisseur, mais éparpillée dans les régions voisines, voire même au-delà et chacun a sa vie, indépendante du cercle.
Et là, le cercle doit trouver d’autres énergies pour se constituer que simplement le fait d’être et de vivre ensemble.
Entrer dans un cercle, c’est en premier lieu rencontrer un guérisseur. Un Chaman

Souvent, ce qui déclenche cette démarche, c’est l’échec de la médecine occidentale à seulement « soigne » un mal. C’est l’envie d’être mieux, le souhait de comprendre son ressenti.
Les premières rencontres peuvent être en individuel. C’est une démarche typique de notre société : On est seul avec son médecin. Mais c’est un premier pas.
Partager cette démarche est un autre pas. Car c’est aussi se partager avec les autres. Se présenter aux autres, avec ses forces mais aussi ses faiblesses. C’est présenter son être et non son paraître.
Ceci dit, c’est plus facile les premières fois, quand on ne connaît personne et inversement, quand personne nous connaît.
C’est aussi le premier pas pour faire connaissance avec un cercle.
Dans le cercle où je suis, je le constate. Un nouveau venu vient avec son paraître. Avec ses appréhensions et ses objectifs perso qui sont souvent de se guérir d’un malaise, d’un mal-être.
Mais cette démarche est une première étape pour intégrer le cercle. C’est d’ailleurs comme ça qu’il s’est constitué, au fil du temps.
Et, comme ces nouveaux aujourd’hui, j’ai fait de même .
Ensuite, le fait de venir, revenir, permet d’avoir une autre approche de la Vie. De percevoir les liens, la reliance que nous avons tous les uns avec les autres et même au-delà.
Avec le temps, nos actes deviennent conscients. Sont fait en pleine conscience.
Et les cérémonies prennent une autre dimension.
Aujourd’hui, cette différence est visible. L’énergie présente lors d’une cérémonie avec des « anciens », des « habitués » n’est pas la même que lorsqu’il y a des nouveaux.
Un cercle n’est pas seulement constitué de personnes qui entrent ou qui en sortent selon leur besoin, mais aussi de « piliers » que sont les « anciens ».
Piliers qui soutiennent l’activité du cercle, aussi bien en cérémonie qu’entre deux cérémonies.
Cette nouvelle approche va demander à ce que le cercle se réorganise. C’est nécessaire et même indispensable pour que tous puissent continuer à avancer tout en restant ouvert aux autres, à la vie.
Cela veut aussi dire que les « anciens » vont devoir s’impliquer autrement lors des cérémonies où seront présents des nouveaux, pour les soutenir, les aider et leur donner envie de rester, de partager et d’intégrer le cercle. Mais aussi, d’aider le chaman dans son quotidien et le soulager de tâches plus terre à terre qui prennent du temps et de l’énergie.
Cela veut aussi dire que les « anciens » ont aussi des attentes, différentes des nouveaux venus, que le cercle va devoir gérer pour leur permettre de continuer à évoluer, à avancer sur leur chemin de Vie sans exclure les nouveaux qui deviendront les anciens de demain.

Un cercle à une fin
Un cercle qui tourne autour d’une personne va en dépendre.
Le guérisseur, celui par qui le cercle se constitue, a une part de responsabilité. Ses actes font que le cercle pourra ou pas perdurer.
Malheureusement, j’ai déjà vu des cercles se terminer brutalement suite à une attitude non respectueuse (c’est un euphémisme !) du guérisseur.
Et souvent, dans ces déviations, on retrouve l’égo qui prend une part trop importante au détriment du reste. Cet égo qui fait que le guérisseur va poser des actes inacceptables et ainsi faire exploser le cercle.
Un cercle se termine, mais un autre se construit.


Aujourd’hui il y a un prémice de cercle autour de qui je suis. Cercle qui se réunit à l’occasion de cérémonie ou simplement pour se voir.
Aujourd’hui, ce que je vis dans le cercle, fait que j’aimerais que nombre de mes amis puisse le comprendre et ainsi intégrer un cercle. Mais là, c’est une autre démarche. Leur démarche. Je ne peux que les accompagner.
Par contre, il faut le dire : Il n’est pas obligatoire d’attendre d’être mal pour rencontrer un guérisseur, un chaman et ainsi faire connaissance avec un cercle. Cela peut se faire à tout moment de votre vie.